Manipulation hasardeuse

 

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        Ultime échappée Régression cambrienne Ténèbres sur le Terek

 

"L'histoire n'est que l'effort désespéré des hommes pour donner corps aux plus clairvoyants de leurs rêves."

Albert Camus

 

 

Synopsis

Altéré par les innombrables modifications qu'il a subies depuis de nombreux millénaires, le patrimoine génétique de l'homme commence à présenter de graves failles. Après avoir longtemps crû, l'espérance de vie humaine ne cesse de chuter. Pour compenser les lacunes que cela provoque dans la société, les hommes ont recours massivement à l'aide d'êtres artificiels à durée de vie limitée, les bioïdes. Ceux-ci vivent en apparente harmonie avec les humains, en dépit de l'ostracisme attisé par certains extrémistes. Comme eux, ils sont tous connectés en permanence à l'Hypernet par le biais de leur cérébro-connexion.

Quand un nouvel espoir naît au Labiom de Mosk, en Cisouralie. Le brillant chercheur Downe Zletter, aidé de son assistante Miya Panama et de son bioïde Kaaguins, découvre un nouveau gène, baptisé shou, susceptible de rallonger la vie humaine. Mais, chez les bioïdes, cette découverte ne fait pas que des heureux.

Dans le même temps, dans la banlieue de Mosk, le célèbre hacker Jaschan, pirate l'unité de production de bioïdes de Level, sous le nez du Centre de Contrôle de l'Hypernet d'Eblin, qui le traque vainement depuis des années. Pendant son opération, il découvre par hasard l'existence d'une mystérieuse catégorie de bioïdes...

Manipulation hasardeuse nous plonge dans un univers dans lequel l'homme a évolué biologiquement à la fois par la génétique et par des modifications physiologiques. Cette page présente certains des lieux de l'action et expose les principales thèses scientifiques qui sous-tendent cette évolution.

Les lieux : Le Labiom de Mosk, Eblin, Lossan

Thèses scientifiques : La longévité de l'espèce humaine, Les équilibres ponctués,
                                            Les bioïdes, La cérébro-connexion

 

 

 

 

 

 

 

Mosk et Labiom

Le Labiom à Mosk

 

 

 

 

 

Baie de Dublin

La baie de Dublin, aujourd'hui
photo : Google

 

 

 

 

Lossan

Lossan
d'après photo Google

 

Les lieux

Le Labiom de Mosk

Au moment de l'action, la Russie s'est séparée de part et d'autre de l'Oural entre la Sibérie et la Cisouralie, dont la capitale est Mosk (l'actuelle Moscou). Après une période difficile de désindustrialisation, Mosk a vu revenir sa prospérité grâce à de judicieux choix stratégiques qui en ont fait la ville la plus avancée du monde dans les domaines de la génétique et de la cybernétique. Grâce à l'excellence de ses labos, elle perçoit d'énormes royalties sur les brevets qui sont exploités dans le monde entier. En effet, beaucoup de ces technologies sont mises en oeuvre sur chacun des êtres humains de la planète.

Le labo le plus prestigieux est le célèbre Labiom (Laboratoire de Biocybernétique de Mosk). Les sommes colossales qu'il rapporte à la Cisouralie en font un centre d'influence politique et économique prépondérant. On dit que son directeur -en l'occurrence sa directrice, Kira Terechkova- est plus puissant que le Premier Ministre lui-même. Ses activités s'étendent bien au-delà de sa discipline originale, la biocybernétique, allant des sciences de la vie à la robotique et passant par les nouveaux matériaux.
Le Labiom est aussi connu pour son architecture originale, dont la forme évoque un globule rouge, au centre duquel se trouve une vaste forêt expérimentale.

Au nord-est de Mosk, se trouve la banlieue de Toushin (l'actuelle Tushino). Jadis animée par des usines de robots, elle est en partie désertée au moment de l'action. C'est là, derrière le centre de traitement des déchets, qu'est basé le redoutable hacker Jaschan, avec sa jeune compagne Kysten.

 

Eblin

Eblin est le nouveau nom de Dublin (appelée Eblana par Ptolémée au IIe siècle), depuis que la capitale de l'Eire (Irlande alors réunifiée) est devenue le siège du Métagouvernement Terrestre. Cette institution exécutive planétaire, présidée par Mik Munor, est localisée dans trois tours de mille mètres, terminées par des bulbes qui leur donnent une apparence de champignons. Elles sont situées en bordure de la baie, face à l'île d'Howth, dernière parcelle de terre non urbanisée, classée Réserve Naturelle.

Sous les tours du métagouvernement, est abrité le puissant CCH (Centre de Contrôle de l'Hypernet). Son organe principal, la salle de supervision, surnommée "l'Abysse", est dissimulé à 30 mètres sous terre. C'est de là que les hommes contrôlent les opérations effectuées par des neuro-IA réparties à travers le monde. Les habilitations sont délivrées au compte-goutte par le Conseil de Régulation de l'Hypernet et les bioïdes n'y ont pas accès.

 

Lossan

La généralisation de l'usage des ionjets, de petits jets individuels à propulsion ionique, a favorisé l'extension territoriale des mégapoles. Beaucoup de citoyens ont profité de ce moyen de transport rapide pour s'installer de plus en plus loin des centres-villes.

A force de s'étendre, les métropoles de Los Angeles, San Diego, San Francisco, San Jose et Santa Barbara ont fini par fusionner pour former Lossan, la première gigapole de l'histoire. Par la suite, d'autres lui ont emboîté le pas, comme Bostington (Boston/Washington), Shanghan (Shanghai/Hangzhou) ou Ambrussfurt (Amsterdam/Bruxelles/Francfort). Mais Lossan est restée la plus vaste de toutes, s'étendant sur plus de 700 km.

Malgré cela, l'attractivité de la ville était telle que les îles du Détroit furent reliées ensemble pour former une seule île artificielle, appelée Catalina. C'est sur cette île que se trouve notamment la très prestigieuse Académie Planétaire des Sciences.

Au moment des faits, le Québec et le Nunavut ont pris leur indépendance. La partie occidentale du Canada s'est alors rattachée aux Etats-Unis pour former la Nordamérique.

 

 

 

 

Spirale de l'évolution

Spirale de l'évolution
illustration : Press & Siever

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arbres d'evolution

Arbres d'évolution
illustration : Luxorion

 

Speciation-especes.jpg

Modes de spéciation
illustration : Wikipédia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ASIMO

Le robot ASIMO de Honda

 

 

 

Androïde femelle

Androïde femelle
illustration : imagine.com

 

 

 

 

Bioïde au travail

Bioïde au travail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Head-Up Display

Système HUD "Nomad"
de Microvision

 

Neuron on chip

Interconnexion d'un neurone sur une puce silicium
illustration : Max Plank Institute
for Biochemistry

 

Nanotechnologie

Intervention nanotechnologique sur des globules rouges
illustration : Dreamstime

 

Cérébro-connexion

Cérébro-connexion
illustration : Cordis

 

Thèses scientifiques

La longévité de l'espèce humaine

Notre perception commune de l'évolution humaine est souvent biaisée par notre vision culturelle de notre histoire. Le développement de notre espèce nous paraît continûment croissant, sur un modèle pour l'instant exponentiel.

Cependant, si l'on examine l'histoire des espèces animales, particulièrement les mammifères, on constate que peu d'espèces prolifèrent indéfiniment, tout au moins sous la même forme. Tôt ou tard, elles en arrivent à s'éteindre ou à muter profondément pour s'adapter à de nouvelles conditions. Nous avons tous en tête les exemples des dinosaures, des mammouths, des dodos ou des insectes géants du carbonifère. On estime que les espèces actuelles (une quinzaine de millions ?) ne représentent que 1/1 000e des espèces ayant vécu sur Terre. Les causes d'extinction peuvent être inhérentes à la prédation, l'habitat, la démographie ou les extinctions de masse.
A l'exception de certains animaux à la physiologie très simple, donc très robustes (scorpions, crabes, limules), qui sont présents sur Terre depuis plusieurs centaines de millions d'années, la plupart des espèces que nous observons aujourd'hui n'existent que depuis quelques millions d'années. Des chercheurs, comme Mark Newman ou David Raup, ont tenté de modéliser la durée de vie des espèces. Il en ressort que la longévité moyenne d'une espèce serait de l'ordre de la dizaine de millions d'années, mais moins pour les mammifères.

Qu'en est-il de l'homme ?

Si le premier hominidé, l'australopithèque, est resté sur Terre durant 3,5 millions d'années, l'homme de Neandertal, lui, n'aura survécu que durant 200 000 ans ; c'est aussi l'âge estimatif de notre espèce, l'homo sapiens.
D'après les travaux de l'astrophysicien américain Richard Gott, la longévité de l'espèce humaine devrait être comprise entre 5 100 et 7,8 millions d'années, avec une probabilité de 95%. Mais ce chiffre ne résulte que d'hypothèses statistiques...

 

Pour en savoir plus :
http://www.astrosurf.org/luxorion/seti-esperance-vie.htm
http://www.astrosurf.com/macombes/chapitre 15-me.htm

 

Les équilibres ponctués

La théorie darwinienne de l'évolution nous enseigne que les espèces évoluent pour s'adapter à leur environnement par le biais de la sélection naturelle. L'apparition d'une variante d'une espèce mieux adaptée va la conduire à supplanter ses prédécesseurs.
Après l'avènement de la génétique, on a pu établir que ces mutations survenaient à la suite d'anomalies dans la réplication de l'ADN. Celles-ci peuvent être causées par des interactions chimiques ou physiques (comme les rayons cosmiques).
Mais cette thèse ne permet pas de répondre à une question cruciale : pourquoi certaines espèces traversent-elles les éons (en tout cas, le dernier) sans évoluer, à l'instar de la limule ou du nautile ?

C'est en se penchant sur cette question que le paléontologue américain Stephen Jay Gould a proposé une théorie variante à la vision darwinienne classique d'une évolution lente et continue des espèces. Selon lui, les transitions évolutives se font non pas graduellement, mais brutalement, après de longues périodes de stagnation ; ces transitions discontinues sont appelées les équilibres ponctués. Si l'on représente les évolutions d'une espèce sur un arbre, ses branches ne seront pas des segments de courbes, mais de droites (cf. schéma ci-contre).
Pour Gould comme pour Darwin, c'est bien la pression environnementale (ou stress) qui conditionne l'évolution des espèces ; mais, selon lui, c'est la pression entre espèces qui ponctue cette évolution : une espèce n'évolue que lorsqu'elle est soumise à la concurrence d'une autre.

Spéciation des espèces :
Ce processus d'apparition des espèces, appelé spéciation, peut s'effectuer selon plusieurs modes en fonction de l'isolement ou non du nouveau groupe :
- spéciation allopatrique : une population d'individus évolue en espèce distincte par isolement géographique. On distingue les types : vicariante (isolement total), péripatrique (isolement périphérique) et parapatrique (isolement incomplet, avec échanges entre les populations) ;
- spéciation sympatrique : la nouvelle population évolue dans le périmètre du groupe original, sans discontinuité géographique.

 

Pour en savoir plus :
http://www.astrosurf.org/luxorion/bioastro-evolsysvivants5.htm

 

Les bioïdes

A quand le dépassement de l'homme par la machine ?

Les progrès de notre technologie ne laissent aucun doute : tôt ou tard, des robots autonomes et polyvalents nous côtoieront. Et, afin d'accroître leur acceptabilité, certains seront anthropomorphes. D'où le terme le plus courant d'androïdes ; mais on en trouve aussi dans la littérature d'autres, comme robots humanoïdes, bioroïdes (Appleseed), ou encore répliquants (Blade Runner). Le terme cyborg, quant à lui, recouvre la notion d'être mi-homme, mi-machine, plutôt assimilé à un être humain (Ghost in the shell, Robocop). Le célèbre mangaka Masamune Shirow a profondément exploré les variantes possibles de ces êtres, ainsi que les implications sociales de leur généralisation.

Il existe deux axes principaux pour le développement de ces êtres : la robotique (cybernétique, cognitivisme, informatique) et les biotechnologies (neurosciences, bionique, génie génétique, biomécanique). C'est le premier qui fait l'objet des principaux travaux actuels, tant dans le domaine civil que militaire. On peut citer le célèbre robot ASIMO de la firme japonaise Honda, ou NAO du Français Aldebaran Robotics. C'est, en effet, dans ce domaine que les retombées industrielles sont les plus nombreuses et immédiates.
Mais les biotechnologies prendront bientôt le relais et il est probable que les futurs androïdes seront des hybrides organico-robotiques.

Bien évidemment, il reste de nombreux obstacles à lever avant que ces êtres nous ressemblent à s'y méprendre. Voici les principaux :
- les sens : si les robots sont encore loin de nos performances, ces limites seront bientôt caduques ; les robots pourront même posséder des sens qui nous font encore défaut (vision infrarouge, capteurs chimiques, magnétiques, etc.).
- l'énergie : pour une grande autonomie, il faudra probablement passer à des sources d'énergie plus pérennes et moins encombrantes que les batteries actuelles (énergie solaire, biochimique).
- l'intelligence artificielle (IA) : c'est bien là le grand enjeu ! Aussi puissants soient-ils, nos ordinateurs sont encore très loin d'égaler la polyvalence et la versatilité du cerveau humain et les chercheurs se déchirent sur le réalisme de cette hypothèse. Cependant, il reste encore des ruptures technologiques à venir : les réseaux neuronaux, le calcul photonique, l'électronique quantique (spintronique) et, surtout, le traitement biologique des informations, à l'instar de notre cerveau.
- le comportement : pour s'humaniser réellement, les androïdes devront être dotés d'aptitudes émotionnelles identiques aux nôtres. Outre la difficulté technologique, il s'agit d'un choix sociétal qui fera assurément l'objet de débats sans fin.
- puis, dans une phase ultime, l'autonomie intellectuelle, autrement dit, la pensée artificielle. Ce dernier pas pourra-t-il être franchi un jour ?

 

Dans Manipulation hasardeuse, les bioïdes sont des êtres hybrides, de nature essentiellement organique. Leurs facultés intellectuelles sont au moins équivalentes à celles des hommes. Selon leur affectation, ils peuvent posséder certaines aptitudes supérieures à l'homme (acuité visuelle, force, résistance aux environnements sévères...), mais la plupart des humains, lorsqu'ils en ont les moyens, profitent aussi des progrès de la cybernétique pour se doter d'organes améliorés.
D'un point de vue social, plusieurs garde-fous ont été mis en place : d'abord, les bioïdes sont dotés d'un marquage au cou pour être reconnus ; ensuite, leur durée de vie est limitée à une vingtaine d'années ; enfin, ils n'ont pas accès aux fonctions stratégiques de la société (direction d'entreprises, mandats électifs, justice, etc.). Moyennant quoi, ils s'intègrent le plus normalement possible au reste de la population. Cependant, cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas de réticences...

 

La cérébro-connexion

Depuis déjà une dizaine d'années, l'ensemble des informations constitutives de notre société migre progressivement sur les réseaux planétaires (publics ou privés). D'ici peu, ce sera le cas de la totalité de ces informations. Dans le même temps, la connectivité à Internet, qui relie ces réseaux, n'a cessé de se développer, de sorte que chacun dispose d'un accès à presque chaque instant de la journée. Avec la généralisation des solutions mobiles, arrivera le moment où chacun disposera en permanence d'un terminal d'accès à Internet sur lui, sous une forme amovible (ordinateur de poche, téléphone) ou plus fixe (bracelet, lunettes).

Pour l'instant, l'interface homme-machine reste basée sur la saisie et la lecture de mots. Cela freine la souplesse et la rapidité d'accès aux informations (saisie malaisée sur de petits écrans, problèmes de traductions entre langues).
Il existe déjà des solutions destinées à simplifier cette interface : écrans tactiles, synthèse vocale, traduction automatique, écrans tête-haute (HUD) avec tracking oculaire, etc. Malgré tout, ces solutions restent basées sur l'utilisation du langage, outil historique de communication entre les hommes. Mais il s'avère laborieux : pour transmettre un concept ou une idée, l'émetteur doit le coder (imparfaitement) sous forme de mots, puis le destinataire doit le décoder à son tour, après une éventuelle transcription dans sa langue (autre source d'erreurs).
A terme, un autre type d'interface remplacera cette solution peu fiable : l'interfaçage direct du cerveau avec les réseaux d'informations. En partant du constat que le cerveau traite et stocke ses informations à partir de signaux électriques, tout comme les ordinateurs, on peut facilement extrapoler que l'homme saura un jour transférer ses informations mentales directement aux machines.

Bien sûr cela nécessitera non seulement d'énormes avancées dans les domaines des neurosciences et de la bionique, mais aussi une longue phase de réapprentissage de la communication et de l'ordonnancement de nos pensées. Il s'agit d'une révolution du même ordre que celle du langage qui sépare l'homme des animaux.
Au terme de cette révolution, l'usage de l'écriture, voire de la parole, pourrait devenir caduque : l'échange d'informations se rapprochera alors de la transmission de pensée.

 

Dans Manipulation hasardeuse, les hommes disposent tous d'une interface de ce type, appelée cérébro-connexion. Celle-ci est obtenue par une opération picotechnologique (l'échelle inférieure aux nanotechnologies) sur le cortex cérébral effectuée sur les enfants à l'âge de quatre ans, lorsque le développement de leur cerveau le permet. Quant aux bioïdes, ils sont évidemment fabriqués directement avec cette interface.
Celle-ci relie les hommes en permanence à l'Hypernet, un hyperréseau qui relie à la fois tous les réseaux artificiels de la planète (construits à partir de neuro-IA), mais aussi tous les cerveaux humains et bioïdes. En effet, ceux-ci participent au même titre que les neuro-IA aux capacités des réseaux, sur le modèle du calcul réparti (ou grid-computing) ; chaque cerveau représente une entité de calcul et de stockage. Les neuro-IA (IA logées dans des puces neuronales sur substrat de graphène) assument diverses fonctions de régulation sur l'Hypernet, comme, par exemple, le contrôle du climat terrestre et des équilibres biologiques.

Privé de sa cérébro-connexion, un homme serait complètement déboussolé : non seulement il ne pourrait plus visualiser les informations relatives à son environnement qui s'affichent en permanence dans son cerveau, mais en plus il ne serait plus identifié sur l'Hypernet, ce qui lui interdirait l'accès à toutes les portes, qu'elles soient virtuelles ou physiques.

Bien sûr, cette architecture d'hyperréseau s'accompagne d'un système de protection très élaboré, appelé réseau SHIELD. Il consiste en une succession de 5 barrières de sécurité : les 2 premières de nature logicielle et les 3 dernières de nature neurophysiologique, c'est-à-dire construites biologiquement lors de l'opération d'implantation de la cérébro-connexion. Ces dernières sont réputées inviolables.

Mais à tout bouclier ne correspond-il pas une arme ?

 

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